Musique des rivières et ruisseaux, symphonie des oiseaux ou comment les sons de la nature nous font du bien

Le doux clapotis de l’eau est le son naturel qui enjolive le plus facilement notre humeur et améliore nos performances cognitives. Quant aux chants des oiseaux, il réduisent notre stress et diminuent nos douleurs corporelles.

C’est le résultat d’une étude publiée dans PNAS ici. L’étude confirme, grâce à une revue bibliographique, le rôle des sons naturels sur notre santé mentale. Elle conclue également que peu de recherches sont effectuées sur le rôle de ces sons sur notre bien-être, alors que les effets bénéfiques de la musique sont bien étudiés. Sur 36 recherches publiées, seules 7 études ont mesuré pression sanguine, douleur perçue, rythme cardiaque, etc. lorsque les personnes écoutaient les divers sons .

Ci-dessous, on remarque la variation des effets induits de notre écoute.

L’étude des paysages sonore est une discipline relativement récente et il est important de noter que l’on a commencé à s’y intéresser pour les bruits humains et leurs effets néfastes sur la santé (dixit les souffleurs de feuilles !).

Alors qu’est-ce qu’un paysage sonore ? Ce sont tous les sons perçus : issus du vivant (vols de mouches, chants des criquets et sauterelles, cigales, chants et cris d’oiseaux), et non-vivant naturel issu de la géologie, du climat (pluie, écoulement des eaux, grêle, vent) enfin les bruits humains (avions, voitures, klaxon, discussions, musiques).

Ces sons nous informent en continu. Ne serait-ce que pour traverser une rue par exemple. C’est également le cas pour tous les vertébrés. Et si l’on ne s’entend pas devant un marteau piqueur, c’est la même chose pour les souris et les merles. Heureusement, le marteau-piqueur ne sévit pas toute la journée. Cependant, de près ou de loin, on baigne dans un ensemble de sons qui affectent notre bien-être par leur perception régulière.

Les chercheurs ne se sont pas arrêtés à cette étude bibliographique, ils ont souhaité savoir si les parcs nationaux américains permettent de complétement s’éloigner du monde sonore humain. Ils ont examiné la distribution des sons naturels et anthropiques dans 221 sites de 68 parcs différents. Il s’avère que seul 11% sont des sites qui permettent de s’affranchir de notre présence. Cependant, ils notent que les parcs situés au plus proche des villes sont ceux où écouter la nature a le plus de plus value pour la santé.

Maintenant fermez les yeux et écoutez. 5 minutes pour essayer de différentier insectes, oiseaux, bruissements de feuilles, vents, gouttes de pluie, musique au loin, avion qui passe….

Pouvez-vous nommer ce que vous ressentez ?

Laisser un commentaire