Petites attentions, grandes actions environnementales

Deux articles très récents m’ont donné envie de reprendre la plume en cette rentrée parce qu’ils sont dans la lignée de ce que j’ai pu écrire dans « Psychologie positive et écologie ». L’un porte sur la force de la bienveillance interpersonnelle et l’autre sur le pouvoir de la diversité dans le monde vivant.

Le premier article est une large étude répartie sur une trentaine de pays d’Europe, d’Asie, d’Amériques. Cette coopération scientifique s’est intéressée à la coopération humaine dans les diverses sociétés. Cependant, ils se sont investis à étudier l’attention sociale, le fait « d’être attentif aux autres dans le moment présent et prendre en compte leurs besoins et leurs souhaits avant de prendre une décision ». « Les sociétés diffèrent-elles en matière de pleine conscience sociale, et si oui, est-ce important ? » se sont-ils demandés.

Du Japon à l’Indonésie, ils ont trouvé une forte variabilité entre pays. En cherchant à expliquer cette variabilité, ils ont recherché si la démographie des personnes interrogées (âge, genre, statut économique) étaient en cause. Ils ont découvert que si la conscience sociale est associée à la prospérité économique et l’État de droit, la plus forte attention sociale est liée aux performances des pays en matière de protection de l’environnement. De toutes petites attentions de tous les jours vis à vis des autres peuvent donc être liées à une question qui dépasse largement l’individu : se montrer attentionné, gentil, respectueux des autres sans que cela demande un énorme effort se répercute à une échelle beaucoup plus globale.

L’étude a été réalisée avec des jeunes compris entre 18 et 25 ans, tous étudiants. Le résultat aurait-il été le même avec des personnes comprises entre 55 et 75 ans ? Qu’importe finalement, le résultat parle de lui même, sourire aux autres (ou à une feuille d’arbre) actionne un mouvement vers l’action environnementale.

Le second article montre combien les communautés d’espèces profitent les unes aux autres : les espèces de plantes rares qui fleurissent au même moment que les plantes ordinaires, profitent de leurs pollinisateurs. Ce qui veut dire qu’il est toujours aussi important de conserver trèfle, pissenlit et autres plantes dites « moches » dans les pelouses abritant des plantes plus rares ou non.

En voilà une petite attention qui mérite d’être applaudie.

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