C’est l’hiver et les oiseaux s’affolent sur les mangeoires, se chamaillent, s’observent, cohabitent et attendent du coin de l’œil que l’humain revienne avec sa banque de graines. Du cercle polaire à l’Espagne, les oiseaux animent les jardins alors que la végétation s’est figée, en attendant un jour meilleur. On nous avait déjà bien dit que plus il en a de différents dans les parcs et jardins des villes, plus on se sent plus heureux.
Or voilà qu’une étude à l’échelle de l’Europe découvre que plus il a d’espèces d’oiseaux, plus le sentiment de satisfaction augmente.
Les chercheurs ont certes réalisé des corrélations – et donc on ne peut pas expliquer pourquoi les deux convergent – mais surtout ils ont étudié les données socio-économiques de plus de 26 000 citoyens européens dans 26 pays avec celles sur la diversité des espèces en Europe (les oiseaux, les mammifères et les arbres).

L’effet de la richesse en espèces d’oiseaux est de la même importance que celle du revenu. Voire supérieure. Une augmentation de 10 % de la richesse en espèces d’oiseaux est liée à une augmentation de la satisfaction de vie environ 1,53 fois plus que celle proportionnelle au revenu.

L’étude montre aussi que l’accès aux espaces naturels et parcs et jardins est également fondamental pour le bien-être des européens.