« Trois choses positives dans la nature »: une voie de transformation intérieure

Il suffit parfois d’un petit coup de pouce pour amorcer une nouvelle pente. Avec des mauvaises nouvelles qui s’enchaînent, un recul des avancées qui étaient amorcées dans le domaine environnemental, garder l’espoir dans l’action relève de l’exploit.

Chacun sa méthode pour faire de son mieux. La mienne est introspective, elle est de me plonger dans la littérature scientifique et découvrir de nouvelles façons de penser, faire, ouvrir l’esprit et les possibles. C’est aussi voir et avaler des tendances peu réjouissantes. Laissons cela de côté pour ce post. La plongée dans l’étude des liens entre l’écologie et la psychologie positive lors de l’écriture de mon ouvrage « Psychologie positive et écologie, enquête sur nos relations émotionnelles à la nature » (Actes Sud, 2019), m’avait porté vers cet espoir : qu’aider les autres (tous les vivants) est porteur de sens, que la reconnexion à la nature via les émotions qu’elle suscite, redonne vie au corps, au mouvement, à l’action. La diversité du vivant porte la diversité des émotions.

Avec cette pluie perpétuelle de l’hiver (voire du printemps avancé) 2024, le petit coup de pouce s’est donc révélé dans une lecture entre deux marches arrosées pendant mes congés. Il s’agissait du concept « Trois choses positives dans la nature ». Un concept dont je n’avais pas parlé dans mon livre, puisqu’il nécessitait de développer un gros volumes d’études portant sur la gratitude.

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Des oiseaux qui enjolivent nos vies (plus que les revenus)

C’est l’hiver et les oiseaux s’affolent sur les mangeoires, se chamaillent, s’observent, cohabitent et attendent du coin de l’œil que l’humain revienne avec sa banque de graines. Du cercle polaire à l’Espagne, les oiseaux animent les jardins alors que la végétation s’est figée, en attendant un jour meilleur. On nous avait déjà bien dit que plus il en a de différents dans les parcs et jardins des villes, plus on se sent plus heureux.

Or voilà qu’une étude à l’échelle de l’Europe découvre que plus il a d’espèces d’oiseaux, plus le sentiment de satisfaction augmente.

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L’effet Waouh de la Covid : ses conséquences sur nos comportements durables

Entre l’éco-anxiété et celle liée à la covid, nos émotions anxiogènes ont été mises en haut de toutes les affiches ces derniers mois. Si j’ai plutôt l’habitude d’aborder nos relations avec le vivant avec des organismes de tailles visibles à l’œil nu, cette fois je m’engouffre dans le microscopique. Ce rien de 60 à 140 nanomètres a eu plus de puissance que n’importe quel animal féroce dont nous aimons imaginer la dangerosité. Face à un animal sauvage, l’humain peut toujours se prévaloir de montrer sa force et son courage. Face à la Covid, ce serait marcher dans le monde « d’avant », entouré d’autres humains insouciants, riant, crachant, postillonnant. Quel lot d’émotions nous a apporté la Covid ?

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Les mots et les choses naturelles

Des mots aussi simples que noisetier, merle, myosotis, pinson, voire étoile se sont déjà perdus dans les souvenirs lointains de l’avant-guerre de 1939-1945. Ayant la chance de posséder un petit nom traduit du latin ces mots décrivant la nature ont petit à petit disparu de la littérature contemporaine. C’est ce qu’expliquent deux chercheurs anglophones dans un article passé inaperçu publié en 2017 dans la revue Perspectives on Psychological Science.

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Ce sentiment de faire des choses qui font sens allonge la durée de vie

Ici, des déchets dans des sacs plastiques, tels des trophées. Là, des morceaux de nature dé-souillées avec pour preuve des photographies indiquant le « avant » et le « après »…. La viralité du hastag #trashtag s’est répandu partout sur la planète. Plusieurs centaines de personnes se photographient avec leur réussite du jour : un nettoyage d’une portion de plage, d’une rue, d’une portion de forêt, d’une route.

Agir avec efficacité et le montrer avec fierté.

A ces personnes, je dis que ce sentiment de faire des choses qui font sens pour eux allonge leur durée de vie. C’est ce que démontre deux chercheurs britanniques (ici) 

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Etre positif nous permet d’affronter la vie quelque soit notre classe sociale

Des hommes appartenant à deux classes sociales différentes ont été scientifiquement suivis pendant 75 ans. Le chercheur Robert Waldinger nous en explique les résultats dans cette vidéo aux sous-titres français. L’étude est exceptionnelle par sa longévité et se prolonge par celle de leurs enfants ( ici le site où sont répertoriés tous les articles scientifiques). Ce qui a retenu mon attention, c’est que l’étude prouve avec une cohorte de personnes en chair et en os que la force de nos relations est ce qui importe le plus pour nous rendre heureux, plus encore que la classe sociale et l’argent.