Comment créer une atmosphère de confiance en classe

Un professeur de psychologie de l’Université de Stanford aux Etats-Unis, Jason Okonofua, a étudié avec ses collègues les relations qui s’établissent entre professeurs et élèves dans une expérience plutôt simple mais dont le résultat a été spectaculaire.

Une brève intervention promouvant une discipline « empathique »ou compréhensive des élèves par au moins un des professeurs de l’école a fait baissé de moitié le taux d’exclusion.

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Le bonheur dans le monde

Il existe un rapport mondial sur le bonheur (là). Je viens de le découvrir. Il est paru le 20 mars 2016 lors de la journée mondiale du bonheur et du bien-être.

De quoi s’agit-il ?

Une étude réalisée par des économistes, des psychologues, des spécialistes de la santé, des statisticiens….qui évaluent et décrivent comment la mesure du bien être des populations peut refléter la qualité de vie des humains dans leur pays.

1000 personnes sont chaque année interrogées dans 150 pays avec cette question : imaginez-vous une échelle à 10 barreaux, le dixième barreau représente la vie la meilleure possible et le premier barreau, la pire. Où situez-vous la votre ?

Éditée en 2012, puis en 2013 et en 2015, cette mise à niveau de 2016 nous apprend que les pays où les gens sont les plus heureux sont le Danemark, la Suisse et l’Islande. La France se situe en 32e position. Les pays les moins heureux sont le Burundi, la Syrie et le Togo.

Le rapport conclut également que les écarts entre les personnes qui se disent heureuses ou malheureuses augmentent dans tous les pays et à un niveau mondial (comparaison des chiffres des périodes de 2005-2011 et 2012-2015).

Dans le rapport, il est aussi indiqué la variation du niveau de bonheur. Et l’on peut assez vite remarquer que les pays qui ont subi des changements importants économiquement, politiquement et socialement, comme la Grèce, montrent une diminution très nette dans leur bien être. Ce pays montre la plus forte baisse (-1.294) entre 2005-2011 et 2012-2015. La France présente également une forte baisse (-0.336).

Les pays comme le Nigeria (1,28) et la Sierra Leone (1.028) montrent une augmentation importante de leur taux de bonheur. Cependant en Sierra Leone, l’écart entre les gens très heureux et malheureux est le plus important au monde. C’est au Bouthan où il y a la plus faible différence de taux de bonheur au sein de la population.

L’Australie (0.002), l’Autriche (-0.003) et la Suède (-0.0017) sont des pays où le taux de bonheur est resté stable.

Si vous voulez visionner les tableaux, c’est ici.

Et vous, si vous deviez répondre à ce questionnaire, sur quel barreau de l’échelle vous situeriez-vous ?

 

 

Que méritons-nous ?

A partir de l’article Merci, il me restait à explorer une quatrième hypothèse : les personnes qui se montrent reconnaissantes ont tendance à moins se dévaloriser. J’espérai trouver des publications scientifiques mais cela reste une hypothèse puisque personne ne l’a véritablement démontré.

Dans ce livre, le professeur en psychologie Robert Emmons explique qu’en se concentrant sur ce qui les soutient dans leur vie de tous les jours, les personnes sachant se montrer reconnaissantes se sentent probablement plus en « sécurité ».

Une fois que l’on reconnait la contribution des autres personnes dans ce qui fait notre vie, nous  réalisons que d’autres personnes ont su apprécier notre valeur et nous pouvons commencer à nous observer avec un nouveau regard.

Maintenant, est-ce le fait d’avoir une haute estime de soi  qui permet de se montrer plus facilement reconnaissant ou est-ce notre capacité à reconnaître la bienveillance des autres qui mène à plus d’estime de soi ? C’est encore une question ouverte.

Robert Emmons explique aussi que se montrer reconnaissant n’est pas toujours facile parce que nous avons tous tendance à suivre le biais de l’auto-complaisance.

Pour faire simple, c’est notre tendance à nous attribuer la réussite d’un succès mais de rejeter sur les autres ou sur une circonstance, la responsabilité d’un échec. Pour nous protéger.

Se montrer reconnaissant permettrait de contrer cette habitude parce que lorsqu’il nous arrive quelque chose de bien, ce serait reconnaître que c’est aussi grâce aux autres, à toutes les personnes qui nous ont aidé. Quant à l’acceptation de ses échecs, de ses erreurs…tout le monde en fait ! (lire aussi Être gentil avec soi). Les bonnes choses n’arrivent pas qu’aux bonnes personnes et les mauvaises aux mauvaises personnes. C’est l’adage « Tu n’as que ce que tu mérites ! »

Et bien, non en étant reconnaissant on réalise finalement que l’on a bien plus que ce que nous méritons.

 

Contrer notre habituation hédonique

Dans mon post Merci, j’ai fait allusion aux quatre hypothèses du chercheur Robert Emmons qui expliquent pourquoi se montrer reconnaissant permet de nous rendre la vie plus ensoleillée. Voyons aujourd’hui sa première hypothèse : être reconnaissant permet de se situer dans le présent, de profiter d’un instant et de le rendre magique.

Cela paraît évident et pourtant, nous ne le faisons pas spontanément. Pourquoi ? Parce que les humains possèdent cette capacité exceptionnelle de s’habituer à la nouveauté.

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Se montrer reconnaissant, ça s’apprend

Être reconnaissant envers les uns et les autres, la nature, etc. n’est pas forcément un réflexe pour beaucoup de monde. C’est une pratique qui semble plutôt religieuse. Ce qui est étonnant, c’est que les chercheurs ont démontré que se montrer reconnaissant permet de faire ressortir le côté positif de notre vie. (Ici l’article scientifique)

Mais comment faire ?

L’idée est d’écrire dans un journal 5 événements pour lesquelles vous êtes reconnaissants.

Il faut être précis : « je suis reconnaissant de mes collègues au travail » est trop vague… Par contre, « untel m’a proposé de me remplacer parce que mon fils était malade, je lui suis reconnaissant » pointe ce qui vous a fait vraiment plaisir et comment l’action d’autrui vous a aidé.

Les chercheurs recommandent de tenir ce journal 1 à 3 fois par semaine.

Rappelez-vous les bons moments, les expériences qui vous ont procuré une émotion positive au cours de la semaine.

Il vaut mieux avoir moins de points à noter que trop : l’idée est de privilégier la qualité, pas la quantité.

Focalisez-vous sur les personnes, plutôt que sur les choses mais si une rampe d’escalier vous a permis d’échapper à une dégringolade, n’hésitez pas à la remercier quand même !

Et justement, soyez également reconnaissants d’avoir pu échapper à des situations négatives grâce à une action de votre part ou de quelqu’un d’autre. Mais qu’aurais-je fait sans lui ou sans elle ?

Savourer les surprises, ce sont des cadeaux.

L’exercice est à suivre pendant trois semaines au minimum. Et puis n’hésitez pas à écrire un commentaire pour dire si cela marche pour vous ou pas.

Personnellement, c’est un des exercices qui a le mieux marché avec moi. Je participais à une étude scientifique qui devais durer 15 jours et j’ai continué à dire merci tous les deux jours pendant 1 mois !