« Trois choses positives dans la nature »: une voie de transformation intérieure

Il suffit parfois d’un petit coup de pouce pour amorcer une nouvelle pente. Avec des mauvaises nouvelles qui s’enchaînent, un recul des avancées qui étaient amorcées dans le domaine environnemental, garder l’espoir dans l’action relève de l’exploit.

Chacun sa méthode pour faire de son mieux. La mienne est introspective, elle est de me plonger dans la littérature scientifique et découvrir de nouvelles façons de penser, faire, ouvrir l’esprit et les possibles. C’est aussi voir et avaler des tendances peu réjouissantes. Laissons cela de côté pour ce post. La plongée dans l’étude des liens entre l’écologie et la psychologie positive lors de l’écriture de mon ouvrage « Psychologie positive et écologie, enquête sur nos relations émotionnelles à la nature » (Actes Sud, 2019), m’avait porté vers cet espoir : qu’aider les autres (tous les vivants) est porteur de sens, que la reconnexion à la nature via les émotions qu’elle suscite, redonne vie au corps, au mouvement, à l’action. La diversité du vivant porte la diversité des émotions.

Avec cette pluie perpétuelle de l’hiver (voire du printemps avancé) 2024, le petit coup de pouce s’est donc révélé dans une lecture entre deux marches arrosées pendant mes congés. Il s’agissait du concept « Trois choses positives dans la nature ». Un concept dont je n’avais pas parlé dans mon livre, puisqu’il nécessitait de développer un gros volumes d’études portant sur la gratitude.

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Les oiseaux au secours de la déprime

Là, dans la lumière du lampadaire, tel un projecteur sur une scène, le héron au long cou se tenait sur la berge. Alors que j’allais donner le dernier coup de pédale pour traverser le pont en surplomb, je me suis figée autant que lui pour l’observer. Il semblait réfléchir. Et en effet, il avait à la pointe de son bec, une prise qui frétillait. Un chien et un humain passèrent et j’attendais le nez endolori par le froid. Finalement, il se retournera et par un mouvement bref et précis lâcha le poisson pour le gober. Quelques secondes plus tard, il avala à nouveau et je vis son jabot s’arrondir. Et comme pour signifier son contentement, il s’ébouriffa de toutes ses plumes la tête entre les ailes, avec une impression de tableau contemporain vivant fait de rémiges grises, noires et blanches.

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Comment créer une atmosphère de confiance en classe

Un professeur de psychologie de l’Université de Stanford aux Etats-Unis, Jason Okonofua, a étudié avec ses collègues les relations qui s’établissent entre professeurs et élèves dans une expérience plutôt simple mais dont le résultat a été spectaculaire.

Une brève intervention promouvant une discipline « empathique »ou compréhensive des élèves par au moins un des professeurs de l’école a fait baissé de moitié le taux d’exclusion.

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Faites le bilan + du jour !

C’est ce qu’appellent les scientifiques américains les « Three good things ». La journaliste Florence Servan-Schreiber appelle ça les 3 kifs

À vous de choisir.

Ce qui compte, c’est que ça marche !

Dans la vie de tous les jours, on a plutôt tendance à noter ce qui va mal. Et ceci, et cela. Et untel m’a dit ça… Les bonnes choses sont généralement tenues pour acquises. On les néglige, comme tout ce qui est positif, on ne se rend plus compte des « petits riens » qui réchauffent le coeur.

Les « three good things » inversent cette tendance.

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Explorer la science du bonheur

On m’a demandé où je voulais en venir avec ce blog, quel était mon objectif.

Il est très simple : retranscrire ce que j’ai appris lors de ma formation « the science of happiness » à l’université de Berkeley, Californie (ici), suivre l’actualité scientifique de plus en plus riche à ce sujet et donner des outils en français pour faire en sorte de cultiver notre moi positif.

La science du bonheur est une discipline scientifique à l’intérieur du vaste domaine de la psychologie. Elle a encore ses détracteurs, comme l’écologie scientifique dont je suis également une spécialiste…c’est le jeu de la science en marche ! Pourtant, les résultats sont de plus en plus nombreux à en prouver l’efficacité. Dès lors, pourquoi sans priver ? Pendant longtemps, les scientifiques ont cherché à résoudre nos peurs, nos angoisses, nos colères en cherchant à comprendre pourquoi et comment nous nous acharnions à faire notre propre malheur. Aujourd’hui au contraire, ils cherchent à mettre en lumière les mécanismes qui nous permettent d’être heureux en étudiant nos émotions positives. Ce sont ces mécanismes que je souhaite partager avec vous.

L’idée n’est pas d’occulter notre moi négatif, aussi utile que le positif dans certaines circonstances, mais d’utiliser les méthodes mises au point par les scientifiques pour (re-)centrer notre intérêt sur ce qui va bien au lieu de s’arrêter aux soucis, aux contrariétés, aux auto-critiques….en bref, d’ouvrir notre champ de vision et surtout de nous remettre aussi bien que possible des malheurs de la vie.

N’étant pas psychologue, mais vulgarisatrice scientifique, je ne prétends pas guérir les états d’âmes ni les chocs psychologiques. Pour cela il y a des professionnels dont c’est le métier. J’utilise ici mes compétences journalistiques et scientifiques pour transmettre les nouveautés et les savoirs sur la question qui nous intéresse.

Le positif est très à la mode : les magazines fleurissent sur le sujet. Pour ma part ils restent très superficiels et très consuméristes alors que, bien au contraire, les recherches en psychologie positive montrent que nous pouvons aller vers un monde plus frugal, plus simple tout en étant basé sur des relations humaines plus riches.

C’est reparti pour cette rentrée 2015 !