Apprendre à ne pas se comparer aux autres

Une des pensées les plus toxiques à notre bonheur est notre tendance à vouloir toujours nous comparer aux autres. Pourtant dès l’enfance, nous sommes poussés dans cette voie : par rapport à nos camarades d’écoles, par rapport à nos cousins, nos frères et soeurs… Nous sommes heureux lorsque nous faisons « mieux ».

Pourtant,  il existe toujours quelqu’un qui fait mieux que nous ! Alors pour ceux qui se basent sur les expériences des autres pour juger de la leur, la vie est souvent remplie de regrets et d’amertume.

Sonya Lyubomirsky (lire ici) et Lee Ross de l’université de Stanford ont, il y a déjà 10 ans (ici l’article), montré que les personnes les plus heureuses sont celles qui définissent leur bonheur selon leurs propres critères sans se comparer aux autres.

Dans leur expérience, les chercheurs ont proposé à 25 étudiantes « heureuses » et « non-heureuses » de résoudre des anagrammes. Des questionnaires leurs demandaient avant si elles se trouvaient « bonnes » à ce jeu. La résolution des anagrammes se faisaient par deux: une étudiante heureuse ou malheureuse avec une voisine de table censée faire la même expérience. Cependant, cette voisine n’était autre qu’une personne inclue dans l’expérience. Elle avait pour ordre de réussir le double d’anagramme ou moitié moins. L’étudiante testée savait si l’autre réussissait mieux ou pas parce qu’une autre personne était présente pour fournir les cartes sur lesquelles étaient inscrites les lettres pour résoudre les anagrammes.

Suite aux vingt minutes de test, l’étudiante s’est vue à nouveau proposer de répondre à un questionnaire sur son propre état d’anxiété et sur ses capacités à résoudre des anagrammes.

Voyons les résultats :

Avant l’expérience, toutes les étudiantes ont rapporté les mêmes capacités à résoudre des anagrammes. La seule différence était leur humeur. Les étudiantes heureuses montraient une meilleure humeur générale que les moins heureuses.

Toutes les étudiantes ont réussit à résoudre en moyenne 17 anagrammes pendant les 20 minutes de test. Leur quantité d’anagrammes résolus n’a pas été fonction de leur voisine plus ou moins performante.  D’ailleurs, elles étaient bien conscientes que celle-ci était soit meilleure soit moins bonne qu’elles à ce jeu.

En revanche, le fait de savoir que la personne d’à côté était plus lente a changé l’évaluation de leur propre performance :

Voisine lente

Après l’expérience, heureuses ou pas heureuses, toutes les étudiantes se sont senties meilleures !

Là où tout change, c’est lorsque la personne d’à côté montre une meilleure performance :

Voisine rapide

Les étudiantes heureuses sont capables d’augmenter leur évaluation sur leur propre capacité à résoudre les anagrammes alors que les étudiantes moins heureuses se dévalorisent complètement !

Des résultats similaires ont été retrouvées sur leur humeur et sur l’évaluation de l’expérience. Les étudiantes moins heureuses ont eu une baisse de moral lorsqu’elles ont été confrontées à résoudre leurs anagrammes avec une voisine super rapide. Elles ont également trouvé l’expérience peu intéressantes. En revanche, à côté d’une voisine lente elles ont trouvé l’expérience intéressante !

 

D’autres expériences ont complété cette étude et elles montrent que les personnes malheureuses réagissent davantage aux performances des autres que la leur. Certains se sentent encore plus assurés lorsque les autres font pire qu’eux, même s’ils ont une mauvaise note, plutôt que lorsqu’ils ont une bonne évaluation mais entourés par d’autres ayant mieux réussi.

Conclusion : quels sont vos objectifs personnels ? Sont-ils basés sur une norme ? sur le succès des autres ou sur vos besoins ?

Pour Sonya Lyubomirsky, il faut savoir se dire « stop » lorsque l’on commence à se dire que l’on ne pourra jamais faire comme les autres et surtout apprendre à tirer du plaisir de la réussite des autres plutôt que de leur malheur.

Prendre conscience de ses efforts accomplis, c’est aller de l’avant !

 

 

3 réflexions sur “Apprendre à ne pas se comparer aux autres

  1. Trop cool cet article !
    Est-ce que tu sais pourquoi ils n’ont utilisé que des filles pour cette expérience ? Est-ce qu’ils ont testé l’expérience avec des garçons et avec un groupe mixte ?

    Bises

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  2. Bonjour Lisa ,
    Bien souvent on envie les autres …mais je me suis aperçue que les autres nous envient aussi !!!
    Alors , ça calme et recentre ! Et puis , ne dois on pas avoir la place que l’on mérite ?
    Bon Muguet , Lisa
    Pat

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